Britpop

Titre Citizen KP78920Just what was it that made yesterday’s homes so different, so appealing?, 1992

Andy Warhol n’a pas inventé le pop art. Selon les historiens, le collage qui marque la naissance du mouvement serait en fait Just what is it that makes today’s homes so different, so appealing?, une œuvre présentée à l’exposition de l’Independent Group This Is Tomorrow (Londres, 1956) et signée Richard Hamilton. Deux ans après la mort de l’artiste à l’âge de 89 ans, la Tate Modern lui consacre à partir de ce jeudi une grande rétrospective qui aborde non seulement le versant archi-pop d’un opus qui comprend la pochette de l’album blanc des Beatles, des tirages basés sur l’arrestation de Mick Jagger pour possession de drogues et des portraits de Marylin, mais aussi les réalisations issues du dialogue intense et érudit qu’Hamilton entretenait avec Marcel Duchamp, et ses œuvres politiques dont le fameux The Citizen (1981-1983) qui représente le leader indépendantiste irlandais Bobby Sands emprisonné.

N.B.

Richard Hamilton. Tate Modern. Bankside. Londres. Jusqu’au 26 mai 2014. www.tate.org.uk

T01144Swingeing London 67 (f), 1968-1969

the-citizen-1983The Citizen, 1981-1983

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La ruée vers l’Est

L’enclos paroissial de Christ Church Spitalfields dominé par le “cornichon” de Norman Foster

Il y a seulement 10 ans, l’East End avait encore la réputation d’un coupe-gorge. Aujourd’hui la gentrification a fait son œuvre, et Shoreditch et Whitechapel sont devenus les spots londoniens les plus trendy. Témoin de cette mutation arty-bobo, le bar du Ace Hotel (100 Shoreditch High Street) est pris d’assaut dès 17h30 par les amateurs de cocktails. Pour les Fêtes, le restaurant de l’hôtel, le Oi Polloi, s’est même offert un arbre de Noël décoré par la styliste écossaise Louise Gray. À quelques mètres de là, sur Rivington Street, un nombre croissant de boutiques multimarques propose des sélections mode très pointues. Entre les bars peuplés de hipsters et les librairies branchées (dont l’excellente Artwords, 69 Rivington Street), quelques tags vous donneront peut-être l’impression de vous encanailler, mais rien de bien méchant. Un peu plus à l’est, sur Brick Lane, les magasins vintage se tirent la bourre. C’est aussi le meilleur endroit pour manger indien. Après un tour dans la Old Truman Brewery qui accueille désormais start-ups, clubs et galeries d’art, ou un passage chez Rough Trade, le meilleur disquaire de la ville qui organise aussi de nombreux showcases (Dray Walk, 91 Brick Lane), vous pourrez flâner autour de Spitalfieds Market avant de gagner Whitechapel et partir sur les traces de Jack l’Éventreur…

Texte et photos, N.B.

Entre Fournier et Fashion Streets, la mode a toujours eu droit de cité !

À Whitechapel, l’Éventreur n’a pas dit son dernier mot

Sur Rivington Street, même les poubelles sont arty

Le Xmas Tree du Ace Hotel décoré avec des objets de récup’ par Louise Gray

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Pearls are a girl’s…

Portrait de Jeanne de Marigny attribué à Charles et Henri Beaubrun (1650-1660)

Selon Hésiode, Aphrodite est née de l’écume. Telle une perle. Symbole du féminin et de sa beauté, revêtues de cet éclat lunaire et mystérieux propre au divin, les perles enchantent depuis l’aube de l’humanité. Gage de pureté dans l’Occident chrétien, elles rehaussent la valeur morale de la femme qui les porte et lui promettent chance et bonheur dans le mariage. Jusque dans les années 1960-1970, il n’était d’ailleurs pas rare que les parents d’une jeune débutante offrent à leur fille un rang de perle pour son premier bal… Cet automne, entre mythes et traditions, le Victoria & Albert Museum se plaît à évoquer l’imaginaire convoqué par les perles de nacre et célèbre les icônes qui s’en sont parées. Pour le plus grand plaisir de celles qui les porteront demain.

N.B.

Pearls. Victoria & Albert Museum. Cromwell Road. Londres. Jusqu’au 19 janvier 2014. www.vam.ac.uk

Lover’s Eye Broch (1800-1820)

En 1962, Bert Stern immortalisait Marilyn sans diamants ni robe fourreau, mais avec une coupe de champagne et juste quelques perles…

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Trajectoire

Trajectory #3, 2004

Richard Serra est surtout connu pour ses sculptures monumentales en acier Corten, telle la série de huit d’entre elles présentée en permanence au musée Guggenheim de Bilbao sous le titre The Matter of Time (1994-2005). Mais le plasticien formé à Yale dans les années 1960 s’exprime aussi à travers la gravure, l’estampe et la sérigraphie. C’est précisément ses travaux sur papier qui sont à l’honneur en ce moment à la galerie Alan Cristea, dans le quartier de Mayfair à Londres. Sous le titre Trajectory, les œuvres de Serra explorent ici les notions d’espace et de ligne courbe, de densité et de contrôle. À l’image des sculptures de l’artiste donc, mais plus simples à installer chez soi…

N.B.

Richard Serra : Trajectory. Alan Cristea Gallery. 31 & 34 Cork Street. Londres. Jusqu’au 8 octobre. www.alancristea.com

Promenade Notebook Drawing I, 2004

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