
Pochette Pouch, Pierre Hardy, collection printemps-été 2013
Simple extrusion du carré, le cube nous enchante dès l’enfance. Qui n’a pas passé des heures à créer quelques architectures loufoques à l’aide de cubes en bois sur le tapis du salon ?… Mais le cube n’est pas l’apanage des bambins. Depuis ses débuts, Pierre Hardy témoigne d’un réel envoûtement pour les effets géométriques poussés et a fait du cube sa signature graphique. Un temps délaissé au profit du triangle, le cube se pare désormais d’or 24 carats et recouvre ses lettres de noblesses. Il y a peu encore, le triangle était omniprésent : logos, imprimés, il se fixait partout comme une sangsue, devenant le schibboleth d’une culture prétendument avant-gardiste. Au point que la marque Eleven Paris en a fait son signe distinctif, l’imposant sur le dos des hipsters. Mais l’heure de la revanche a sonné. Dorénavant, hipster ou pas, il faudra laisser de côté vos petits triangles mignons au profit de cubes colossaux. Commune de Paris l’a bien compris en s’associant avec la PME novatrice Astier de Villatte pour concevoir une ligne de vaisselle ainsi qu’une bougie rendant hommage à la majesté de l’hexaèdre régulier. Pas encore convaincu ? Ligne Roset assoit également l’emprise du cube avec Air Vase imaginé par Torafu Architects, un set de trois vases en papier à déplier. Vous l’avez compris, le triangle est dépassé. Le cube (re)devient culte.
Valentin Schneider
La vaisselle signée Commune de Paris en collaboration avec Astier de Villatte
Pochette DV02, Pierre Hardy, collection printemps-été 2013
Air Vase par Torafu Architects pour Ligne Roset




















