Plasticien parisien d’origine sicilienne, Antonio Cacciatore a étudié les arts plastiques en Australie, à la Sydney National Art School. De retour à Paris, il étudie un temps auprès d’Ingrid Distler et du peintre mexicain hyperréaliste Francisco Rangel. Mixant maîtrise technique héritée des grands maîtres et pratiques contemporaines, ses œuvres témoignent autant de la tradition qu’elles inventent les modalités de son possible éloignement. À partir de ce soir et jusqu’au vendredi 28 juin, Antonio Cacciatore présente à la Maison ETP un triptyque prenant pour titre une citation de Paul Valéry : “La mémoire est l’avenir du passé”. Dans ces trois toiles, l’artiste interroge le trait d’union entre les vivants et les morts : le moment d’une commémoration (La minute de silence), le ferment d’une sédition (La Clairière, qui figure la clairière des fusillés du mont Valérien), le lien complexe entre mémoire et identité (PSEN1, soit le nom du gène qui, lorsqu’il est altéré, est un marqueur de la maladie d’Alzheimer). À travers ce tryptique, c’est ce qui restera de nos vies et de nos engagements qui nous submerge.
I.R.
Maison ETP. 15, rue Cortambert. Paris XVIe. Jusqu’au 28 juin
La Clairière
PSEN1














