Stripe Collection


Cette saison, Bally innove et lance une luxueuse collection capsule de bagages et d’accessoires de voyage pour homme. La Stripe Collection imaginée par la marque suisse comprend évidemment l’indispensable Weekender pour fuir la ville en urgence sitôt que résonne l’appel de l’aventure, mais aussi un business-bag et diverses sacoches pouvant accueillir laptops ou autres outils technologiques indispensables à l’homme contemporain. Conçue dans un somptueux cuir de veau noisette, la Stripe Collection affiche ses origines helvétiques en arborant les couleurs du ruban rouge et blanc, symbole de la maison depuis sa création en 1851, aujourd’hui réinterprété dans un cuir souple. Une rayure à suivre… et à découvrir ici en vidéo.

R.M.

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Cube culte

Pochette Pouch, Pierre Hardy, collection printemps-été 2013

 

Simple extrusion du carré, le cube nous enchante dès l’enfance. Qui n’a pas passé des heures à créer quelques architectures loufoques à l’aide de cubes en bois sur le tapis du salon ?…  Mais le cube n’est pas l’apanage des bambins. Depuis ses débuts, Pierre Hardy témoigne d’un réel envoûtement pour les effets géométriques poussés et a fait du cube sa signature graphique. Un temps délaissé au profit du triangle, le cube se pare désormais d’or 24 carats et recouvre ses lettres de noblesses. Il y a peu encore, le triangle était omniprésent : logos, imprimés, il se fixait partout comme une sangsue, devenant le schibboleth d’une culture prétendument avant-gardiste. Au point que la marque Eleven Paris en a fait son signe distinctif, l’imposant sur le dos des hipsters. Mais l’heure de la revanche a sonné. Dorénavant, hipster ou pas, il faudra laisser de côté vos petits triangles mignons au profit de cubes colossaux. Commune de Paris l’a bien compris en s’associant avec la PME novatrice Astier de Villatte pour concevoir une ligne de vaisselle ainsi qu’une bougie rendant hommage à la majesté de l’hexaèdre régulier. Pas encore convaincu ? Ligne Roset assoit également l’emprise du cube avec Air Vase imaginé par Torafu Architects, un set de trois vases en papier à déplier. Vous l’avez compris, le triangle est dépassé. Le cube (re)devient culte.

Valentin Schneider

La vaisselle signée Commune de Paris en collaboration avec Astier de Villatte

Pochette DV02, Pierre Hardy, collection printemps-été 2013

Air Vase par Torafu Architects pour Ligne Roset

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We Love Piu Piu

 

Avant de poser sa voix de diva acidulée sur sa première mixtape intitulée Nightintale, Piu Piu alias Giulietta Canzani Mora enchantait les couloirs du Citizen K de ses airs mi-figue mi-raisin. Assistante de la rédaction mode, l’incandescente Franco-Uruguayenne n’hésitait jamais à ouvrir son dressing perso pour rehausser un look trop ennuyeux d’un sac vintage ou d’une manchette Art déco. Mais sous son allure vénéneuse et ses prétextes vaporeux lorsqu’on l’interrogeait sur ses soirées au Baron, cette Anna Karina mâtinée Cléopâtre préparait son échappée belle. Stockholm d’abord, où elle enregistre avec Tony Senghore et French Fries un featuring avec Logo, La Vie moderne, sur le label Kitsuné. L’aurore boréale s’effaçant, elle finit par se lasser des fjords et des blonds… De retour à Paris, on la retrouve régulièrement derrière les platines du Social Club. Début 2012, produite par French Fries et Bambounou, Piu Piu sort sa version de l’hymne ghetto BMF de Rick Ross. Et puis, hier, à la veille de l’été, après un an passé en studio, tel un parasol piqué au milieu du bitume et des fleurs en tissu, Nightintale (produit par Ryan Hemsworth, French Fries, Scntst, Myth Syzer et Metro Zu) l’impose comme auteur et interprète d’un délicieux opus-hapax mystico-peep-pop. Les couloirs du Citizen K mènent à tout…

R.M.

Nightintale est téléchargeable gratuitement — ou non, si vous estimez qu’écouter Piu Piu est un plaisir coupable…— sur http://piupiu.bandcamp.com

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Diary of a Thief

Cendrillon Bélanger, Photomaton, 2013

Amputant d’un mot le titre du film de Nagisa Oshima Diary of a Shinjuku Thief, l’exposition qui sera inaugurée demain à la galerie Sunday Issue dans le quartier de Shibuya à Tokyo annonce clairement la couleur : Diary of a Thief – We Steal Because We Love. Pillage ou détournement seraient ainsi d’autres noms pour un amour qui s’incarnerait au-delà des œuvres citées, et ainsi révérées, dans une postérité qui ne s’encombrerait pas de légitimation. Parmi les œuvres exposées, on retiendra plus particulièrement celles de la plasticienne Cendrillon Bélanger. Hommage à Warhol et à ses Photo Booth Self-Portraits, les photomatons de l’artiste franco-canadienne interrogent la notion de portrait d’art. Ajoutant de façon prétendument naïve du “beau”, des accessoires, de la couleur et de la mise en scène là où le marqueur définitif de l’identité devait brutalement surgir d’un flash en pleine face, ces œuvres exposent la trop jolie fraîcheur — non dénuée d’accents kitsch parfois — d’une démarche que Cendrillon Bélanger tire subrepticement vers une dramatique abyssale, sondant en quoi son visage définirait davantage son identité que ses seins, son dos ou son processus créatif.

I.R.

Diary of a Thief – We Steal Because We Love. Sunday Issue Gallery. Mitakenomura Building. 2e étage. 1-17-1 Shibuya. Tokyo. Jusqu’au dimanche 23 juin

www.sunday-issue.com

www.cendrillonbelanger.net

Cendrillon Bélanger, Photomaton, 2013

Cendrillon Bélanger, Photomaton, 2013

Extrait de la vidéo Fugue Fragment, Cendrillon Bélanger, 2012

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